Le gestionnaire des aéroports de Paris Groupe ADP va supprimer 10 % de ses effectifs

La direction du Groupe ADP veut engager des négociations pour adapter « le modèle économique et social »dont quelque 600 emplois seraient concernés.

Comme les compagnies Airbus et Air France et leurs stratégies de suppression des postes, le Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) vient également à tailler ses effectifs.

En effet, la crise sanitaire du coronavirus a affecté drastiquement l’économie et notamment le trafic aérien. Ainsi, elle a frappé durement l’entreprise.

En vue de les répercussions de cette crise, le gestionnaire d’aéroports a prévu supprimer 600 postes sur environ 6 300. La direction a saisi l’occasion d’un comité social d’entreprise extraordinaire, organisé jeudi 9 juillet, pour proposer « aux représentants des salariés d’engager des négociations en vue d’adapter le modèle économique et social » du groupe, a indiqué ADP dans un communiqué.

Il est à noter que Le manque à gagner en termes de recettes est évalué à 2,5 milliards d’euros. Ainsi, l’objectif de la direction est de négocier avec les organisations syndicales « un accord d’activité partielle de longue durée, un accord de performance collective et un dispositif de rupture conventionnelle », a indiqué le groupe.

Selon Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT chez ADP, « la direction voudrait parvenir à réaliser de 10 % à 15 % d’économies ». Notamment « en diminuant la masse salariale » (560 millions d’euros), déplore le représentant syndical. En pratique, le groupe pourrait négocier jusqu’à 600 départs.

La direction ne souhaite pour l’instant pas chiffrer le nombre de départs. « On veut absolument donner toutes les chances à la négociation », indique à l’AFP Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP. Le groupe a déjà recours au chômage partiel, qui concerne toujours de 60 % à 65 % des salariés. Avec ce dispositif, il a réalisé une économie de 90 millions d’euros auxquels viennent s’ajouter 30 millions d’euros supplémentaires liés aux efforts des personnels. « Pas d’embauches, pas de promotion, pas de prime », ajoute M. Bertone.

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