Le président du directoire alerte : la fiscalité sur le transport aérien met en danger la filière

le président du directoire alerte sur les risques que la fiscalité croissante sur le transport aérien fait peser sur la filière, mettant en danger son développement et sa compétitivité.

En bref :

  • Le président du directoire de l’aéroport de Marignane tire la sonnette d’alarme sur l’impact de la fiscalité croissante sur le transport aérien en France.
  • Les taxes récentes, dont une hausse de 260 % de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) votée en mars 2025, engendrent une perte de compétitivité du secteur aérien français.
  • Cette situation fragilise l’ensemble de la filière, risquant un effet domino sur l’industrie aéronautique et la dynamique des aéroports régionaux.
  • Des acteurs du secteur appellent à une réglementation plus équilibrée, afin d’éviter un impact économique négatif sur les compagnies aériennes, les aéroports et les voyageurs.

La pression fiscale inquiète le président du directoire et menace la santé de la filière aérienne française

Le président du directoire de l’aéroport de Marignane a lancé récemment une alerte majeure concernant la montée croissante de la fiscalité frappant le transport aérien. Depuis plusieurs années, le renforcement des taxes sur le secteur, notamment la Taxe de Solidarité sur les Billets d’Avion (TSBA), a conduit à une hausse significative des coûts pour les compagnies et les passagers. Adoptée en mars 2025, une augmentation de 260 % de la TSBA est particulièrement pointée du doigt. Cette envolée fiscale rend le secteur aérien français de moins en moins compétitif face à ses concurrents européens.
Cette situation tend à générer des répercussions majeures sur l’ensemble de la filière aérienne, mettant en danger l’activité des compagnies aériennes nationales et la viabilité des aéroports, particulièrement ceux de taille moyenne à régionale. Cette fiscalité aggravée pèse également sur l’industrie aéronautique, qui voit ses marges et ses investissements freinés.

le président du directoire met en garde contre l'impact de la fiscalité sur le transport aérien et son risque pour la pérennité de la filière.

Des conséquences économiques lourdes pour les aéroports et les compagnies françaises

L’impact de cette fiscalité accrue est directement ressenti dans les chiffres annonçant un ralentissement de la croissance du trafic passagers sur plusieurs plateformes clés. Marseille, par exemple, a réussi à inaugurer en 2026 une liaison quotidienne vers les États-Unis grâce à une stratégie axée sur les nouvelles technologies comme les Airbus A321 LR et XLR, mais la rentabilité de telles liaisons est mise à mal par la pression fiscale globale.
Le président du directoire souligne combien cette hausse des prélèvements a un effet dissuasif pour les compagnies aériennes, qui réorientent leurs routes vers des destinations européennes moins taxées. Ce phénomène est observable avec certains aéroports régionaux qui peinent à maintenir voire développer leur activité, fragilisant ainsi tout l’écosystème local. La fermeture de certains aéroports comme celui de Vatry, victime collatérale de la taxation, illustre l’urgence du problème. Cette dynamique nuit également aux emplois dans la filière.

Une fiscalité à double tranchant pour le transport aérien et ses usagers

Les voyageurs sont les premiers à ressentir ces conséquences avec la pression sur les prix des billets aériens, alors même que les compagnies ne taillent pas dans leurs marges, d’après une récente étude de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Cette hausse des tarifs risque d’éloigner certains passagers, freinant la demande dans un contexte déjà incertain pour le transport aérien.Par ailleurs, la proposition gouvernementale d’une taxe supplémentaire sur l’aviation d’affaires, visant à collecter un milliard d’euros par an, est également très contestée par la branche aéronautique et les exploitants aéroportuaires.
Des voix s’élèvent pour appeler à une révision concertée de cette politique, estimant qu’imposer la majeure partie de la fiscalité verte supplémentaire uniquement au secteur aérien revient à fragiliser une industrie déjà confrontée à des enjeux environnementaux importants.

Quels scenarii pour la filière aérienne face à cette montée des taxes ?

Le secteur plaide pour un équilibre plus fin entre la nécessité de financer la transition écologique et la préservation de la compétitivité du transport aérien français. Le président du directoire recommande une approche tenant compte du contexte international et des stratégies d’investissement visant l’innovation et la réduction des émissions carbone. Le développement d’avions moins polluants, comme les nouveaux Airbus A321 XLR, représente une opportunité mais nécessite un environnement économique stable.
Il apparaît impératif de définir une réglementation fiscale adaptée, reposant sur une concertation renforcée entre les autorités et les acteurs du secteur aérien. La situation actuelle illustre combien une fiscalité trop lourde peut affaiblir durablement une filière stratégique, avec des effets en cascade sur les emplois, les réseaux aériens et l’économie régionale.

Points clés à retenir sur l’impact de la fiscalité dans le secteur aérien

  • Hausse massive des taxes depuis 2025, notamment la TSBA, qui affecte directement la compétitivité des compagnies françaises.
  • Réduction du trafic et réorientation des compagnies vers des zones moins taxées provoquent un affaiblissement des aéroports régionaux.
  • Pression sur les prix des billets, ce qui limite l’accessibilité du transport aérien pour certains voyageurs.
  • Nécessité d’une réglementation équilibrée qui préserve l’industrie tout en intégrant les objectifs environnementaux.
  • Concertation renforcée réclamée par la filière pour adapter la fiscalité aux réalités économiques et technologiques.

Pour aller plus loin, il est intéressant de consulter les analyses récentes des différents aéroports français concernant les impacts économiques et la gestion de la fiscalité, comme l’aéroports de Vatry victime de la taxe sur les passagers ou encore Paris-Beauvais qui progresse en dépit des freins fiscaux.