Un avion de rapatriement d’Air France criblé de balles au Congo Brazzaville

Un Airbus A330-200 de la compagnie aérienne Air France qui devait rapatrier des Français vers Paris, dimanche 12 avril 2020, a été endommagé samedi soir par des impacts de balles dus à des tirs sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire en République de Congo.

L’appareil qui a essuyé des tirs d’arme automatique à l’aéroport international A.A. Neto de Pointe-Noire, d’où il devait redécoller dimanche 12 avril 2020, avait été spécialement affrété par le Gouvernement français pour ramener en France, une centaine de Français bloquée au Congo à cause de la pandémie du COVID-19 dont la propagation de la maladie a provoqué la fermeture des frontières dans la plupart des pays à travers le monde.

Selon la direction de l’aviation civile et Air France, cet incident fait suite à une altercation entre des éléments de la gendarmerie des frontières, et il ne s’agit pas d’une attaque préméditée.

Heureusement, aucun des membres de l’équipage ou des passagers n’étaient présents au moment de l’attaque de l’avion. Par ailleurs, le sergent de la brigade aéroportuaire auteur des tirs, apparemment ivre, a été arrêté sur le champ.

L’appareil était immobilisé sur place et « placé sous la surveillance de la gendarmerie du Transport aérien et d’un prestataire de sûreté d’Air France », selon la compagnie aérienne.

Suite à cet incident, Air France a déposé plainte pour les dommages causés à l’avion. « Une enquête a été ouverte par les autorités locales », ajoute-t-elle.

Quant aux autorités congolaises, elles ont choisi de régler cette affaire à l’amiable en demandant simplement des excuses à la France. Ainsi, le Ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso, a transmis « ses profonds regrets » à son homologue français Jean-Yves Le Drian, après ce « grave incident. »

«  Je voudrais, en cette  circonstance malheureuse, vous exprimer, au nom du Gouvernement de la République du Congo, mes profonds regrets et vous assurer qu’une enquête a été ouverte par les services habilités afin de clairement établir les circonstances et les responsabilités », indique-t-il.

Pour ramener l’équipage et les quelque 110 passagers, Air France a envoyé un autre appareil, un Boeing 777-200ER,  pour les rapatrier en France via Bangui.

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