Des militants écologistes s’introduisent sur le tarmac de l’aéroport de Roissy

Des dizaines de militants écologistes se sont introduits sur un tarmac de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, samedi 3 octobre, dans le cadre d’une journée d’action pour la réduction du trafic aérien, pour dénoncer le projet de création d’un terminal 4.

Environ 200 militants et activistes écologistes ont lancé, samedi 3 octobre 2020, une opération de contestation contre le projet du terminal 4 en demandant également une réduction du trafic aérien.

Les manifestants ont scindé en plusieurs groupes. Une partie d’entre-eux, environ 87 militants, sont parvenus à s’introduire« par effraction » vers 9 heures, sur le tarmac de l’aéroport, au niveau du Terminal 2A. Ils ont été évacués peu après 10 heures. Arrivés sur le tarmac, ils ont brandi des pancartes, lancé un appel à « limiter nos trajets en avion et réinventer la définition du voyage » et réclamé « l’arrêt du projet du terminal 4 ». Ils ont ensuite été interpellés par les forces de l’ordre, sans avoir accédé aux pistes ni perturbé le trafic.

À l’intérieur du Terminal 2 AC, une centaine d’autres ont manifesté d’une manière festive. «Notre mobilisation, symbolique, a pour but de dénoncer l’aviation, le transport le plus inégalitaire et le moins nécessaire. Nous demandons une réduction du trafic aérien et une reconversion pour les employés du secteur », argue Marie Cohuet, porte-parole d’Alternatiba, à l’initiative de l’action.

Une troisième manifestation s’est organisée à l’entrée du Terminale 2. L’accès à la trentaine de manifestants, dont en présence des élues de la France insoumise Clémentine Autain, députée (LFI) de Seine-Saint-Denis, et Manon Aubry, députée européenne (LFI), a été refusée par les forces de l’ordre. Un arrêté préfectoral, datant de juillet, interdit l’accès à toute personne n’ayant pas de billet dans les aérogares, en raison de la crise sanitaire.

A noter que le projet d’extension visait initialement à doter le terminal 4 d’une capacité de 40 millions de passagers par an, pour atteindre 120 millions de passagers à Roissy d’ici 2035.

En juillet, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a toutefois estimé qu’il «ne se justifie plus tel qu’il était prévu» et « devra être revu en profondeur » du fait de la crise liée au Coronavirus.

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